Robert — Y’avait une dinde au four… ben tabarnouche son
cœur y battait.
Téléphoniste Déprimés anonymes — As-tu un médecin ici à Montréal?
Robert — Tu penses que j’suis fou, que j’vois des affaires?
Téléphoniste — Non, non…. Mais moi j’me dis si la dinde était
au four, était morte. Mais peut-être que dans une autre dimension, y’a une
autre vie pour cette dinde-là? Comme pour les humains. Peut-être que au-dessus de la
dinde, il planait une aura… que moi j’aurais pas vue, mais que toi
t’as vu dans une autre dimension.
Robert — Oui mais je l’ai filmé! On le voit sur le film.
Téléphoniste — C’est ça je te dis… Y’a des films
qu’on peut voir des choses comme ça… c’est sûr.
Robert Morin et une téléphoniste de Déprimés anonymes, Le
Voleur vit en enfer (1984)
Parce que c’est la conversation la plus psychédélique que j’ai jamais
entendue de ma vie. Je pense que la téléphoniste est plus folle que Morin et ça,
c’est difficile à battre. Finalement, c’est quoi le nom de cette pellicule
qui filme des auras? De la Kodak, de la Fuji? J’en veux moi aussi de cette
pellicule-là…