Montréal: 16—26 février | Québec: 20—26 février 2006

Audition, L’

Les dépêches

Les Rendez-vous vous invitent à la Fête nationale du Québec

Les Rendez-vous du cinéma québécois tiennent à souligner l’initiative de la Fête nationale du Québec 2006. En effet, les festivités se dérouleront cette année sous le thème «à notre image», célébrant le cinéma d’ici. Puisque la promotion de notre cinématographie est la raison d’être de l’organisme, les Rendez-vous invitent le public à prendre part à la fête, afin de découvrir ou redécouvrir et enfin s’approprier son cinéma. Pour plus de détails concernant les activités, nous vous invitons à visiter le site de la Fête nationale. Vive le cinéma d’ici!

Dépêche 2108 rédigée à Montréal le mardi 16 mai 2006.

Les Rendez-vous au Mexique!

Au Festival Francés de Acapulco du 5 au 9 avril 2006

Les Rendez-vous du cinéma québécois sont heureux d’annoncer qu’ils seront du 3e Festival Francés de Acapulco au Mexique. Du 5 au 9 avril prochain, les Rendez-vous feront leur première virée internationale avec à leur bord L’Audition de Luc Picard. Une initiative qui s’inscrit parfaitement dans le cadre du développement de l’organisme de promotion du cinéma québécois.

«Je suis fière de cette percée à l’extérieur du pays. Et ce n’est qu’un début. Dès le mois de septembre prochain, nous entamons notre 4e Tournée du cinéma québécois et prévoyons plusieurs escales à l’extérieur de la province. Nous allons profiter de cette courte visite pour développer des liens avec le Festival Francés et possiblement y revenir l’an prochain avec la Tournée», a déclaré la directrice générale des Rendez-vous du cinéma québécois, Ségolène Roederer. L’itinéraire détaillé de la 4e Tournée du cinéma québécois sera annoncé plus tard ce printemps.

Rendez-vous à Acapulco

Le Festival Francés de Acapulco est un événement multiculturel qui s’intéresse tant au cinéma qu’à la musique, la mode, la littérature et la gastronomie. En collaboration avec la Délégation générale du Québec à Mexico et la Société de développement des entreprises culturelles, par le biais de son programme Sodexport, Les Rendez-vous présenteront L’Audition aux francophiles mexicains le 8 avril prochain. Une projection qui, suivant la formule des Rendez-vous, sera suivie d’une discussion avec le réalisateur et acteur Luc Picard.

La Tournée du cinéma québécois

Depuis maintenant 4 ans, les Rendez-vous du cinéma québécois mettent sur roues une véritable caravane du cinéma québécois qui sillonne le Québec et qui va, dès l’automne 2006, prendre les routes du Canada et des États-Unis, avec à son bord, des vedettes, des artisans, des primeurs et des films de l’année. De septembre à novembre prochain, la Tournée du cinéma québécois partira donc à la rencontre des cinéphiles nord-américains afin de leur faire découvrir un pan important de la cinématographie francophone canadienne. De plus, Les Rendez-vous entendent multiplier les percées ponctuelles à l’étranger, comme ils le font ce printemps lors du Festival Francés de Acapulco.

Dépêche 2106 rédigée à Montréal le jeudi 6 avril 2006.

Plus de 30 000 passionnés du cinéma d’ici aux Rendez-vous!

Une augmentation de 20% de la fréquentation par rapport à 2005

Si 2005 fut une année exceptionnelle pour le cinéma québécois, la 24e édition des Rendez-vous a attiré de son côté plus de 30 000 cinéphiles, artistes et artisans de notre 7e art, soit 20% de plus que l’an dernier! Et si le taux de fréquentation des salles à connu une hausse appréciable (environ 10%), c’est la programmation du Bistro SAQ des Rendez-vous qui a littéralement séduit les amoureux de notre cinéma. En effet, près de 2 fois plus de gens que l’an dernier ont participé à ces rencontres exceptionnelles qui ont eu lieu à la Cinémathèque québécoise, au cœur des Rendez-vous!

Porte-parole des Rendez-vous pour la deuxième année consécutive, l’acteur Raymond Bouchard a déclaré avoir été conquis par ces rencontres avec le public qui s’intéresse de plus en plus au cinéma d’ici, mais s’est dit surtout touché de voir qu’il est possible pour les jeunes artistes et artisans d’avoir une plate-forme exceptionnelle pour le lancement de leurs œuvres, ainsi qu’un contact direct avec leurs mentors et inspirateurs, à l’occasion des Rendez-vous du cinéma québécois.

Rendez-vous du 15 au 25 février 2007 pour la 25e édition à Montréal et la 15e à Québec. D’ici là, nous vous invitons à suivre les traces de La Tournée du cinéma québécois qui s’ébranlera dès l’automne 2006.

Dépêche 2105 rédigée à Montréal le mercredi 1 mars 2006.

Damien a des histoires à nous raconter

Sixième partie

Damien nous raconte sa dernière histoire, avant de s’en retourner en France…

Ne pleurez pas! C’est la fin des festivités pour la 24e édition des Rendez-vous du Cinéma Québécois qui vient clore une année exceptionnelle, mais qui augure aussi, assurément, une nouvelle année tout aussi riche pour l’industrie cinématographique québécoise. Une industrie qui va à l’International, et sous-titrée s’il le faut comme l’a dit et répété Ray, alias Raymond Bouchard, le porte-parole des Rendez-vous. De beaux films, comme De ma fenêtre, sans maison… de Maryanne Zéhil, présenté hier en clôture du festival, mais aussi La Neuvaine, L’Audition, C.R.A.Z.Y., et bien d’autres récompensés à juste titre cette semaine, sont autant de preuves d’un cinéma en plein essor, et il n’y a aucune raison de s’arrêter sur une aussi belle lancée. Les Rendez-vous ont été aussi un espace de discussion agité, dynamique, effervescent, entre les professionnels et les cinéphiles, qui ont montré à quel point le cinéma d’ici est une histoire collective, et non le fait d’artistes isolés comme c’est malheureusement le cas dans de nombreux pays ou le cinéma national est en perdition.

Laissons au cinéaste René Clair le mot de la fin, lui qui réclamait pour le cinéma le droit de n’être jugé que sur ses promesses. Gageons que celles du cinéma québécois pour l’année à venir sont belles et nombreuses.

Dépêche 2102 rédigée à Montréal le lundi 27 février 2006.

Les projections à surveiller

Dimanche 26 février

Alors, remis de votre nuit blanche? En solidarité avec ceux qui dorment encore, voici le programme de cette dernière journée de programmation, votre ultime chance de goûter aux Rendez-vous!

À 13h, Tous les autres sauf moi d’Ann Arson présenté au Cinéma Beaubien. Aussi à voir en famille à 13h, C’est pas moi c’est l’autre, un film d’Alain Zaloum à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque, ainsi que Un été avec les fantômes de Bernd Neuburger au Cinéma ONF à 14h. À 15h30, un programme d’art et d’expérimentation à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque, dont May Day de Philippe Hamelin, Mechanism/Organism et Las Mujeres de Pinochet, deux films d’Eduardo Menz, le tout présenté en première.

Clôture et remise de prix

À 17h une cérémonie de remise de prix se tiendra à la Cinémathèque québécoise où les lauréats des 24e Rendez-vous du Cinéma québécois seront connus et où les prix suivants seront remis:

  • Le prix Radio-Canada du meilleur premier scénario de long métrage de fiction mis à l’écran consistant en une bourse d’écriture de 5000$;
  • Le prix du public—Coup de cœur Super Écran, assorti d’une bourse de 5000$, destiné à l’un des 21 réalisateurs des longs métrages en compétition;
  • Le prix Pierre et Yolande Perrault du meilleur espoir documentaire assorti d’une bourse de 5000$ pour le réalisateur de la meilleure 1ère ou 2e œuvre documentaire;
  • Le prix OFQJ - Rendez-vous pour la meilleure œuvre étudiante accompagné d’une bourse de voyage d’une valeur de 2500$;
  • Le prix à la Création artistique du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) , assorti d’une bourse de 5000$ et destiné à l’auteur de la meilleure œuvre d’art et d’expérimentation.

Enfin, cette année marquera l’inauguration du Prix annuel de la Fondation Alex et Ruth Dworkin pour la promotion de la tolérance à travers le cinéma offert par la Fondation Alex et Ruth Dworkin, partie de la Fondation de la communauté juive de Montréal et un projet du Congrès juif canadien, Région du Québec. À cette occasion, les Rendez-vous sont heureux d’accueillir à nouveau l’Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC) qui profitera de l’événement pour annoncer les gagnants des Prix annuels de l’AQCC.

Et à 19h30, De ma fenêtre, sans maison…, un premier long métrage de Maryanne Zéhil qui met en vedette Louise Portal, sera présenté en première (sur invitation seulement) à la Cinémathèque québécoise pour clore ces 10 jours de festivités. Le film sera précédé de Au cœur brisé, un court métrage réalisé par Antoinette Karuna, mettant aussi en scène Louise Portal. Les deux œuvres prendront l’affiche le 17 mars sur les écrans québécois.

Dépêche 2100 rédigée à Montréal le dimanche 26 février 2006.

Les projections à surveiller

Samedi 25 février

Jambes flageolantes après les pas? Hanches en peine due à l’abus de Bowie? Genoux grinçants car trop de flexions sur les sons? Coup de chaleur après DJ Frigid…? À ceux que le C.R.A.Z.Y. Party émoustilla trop, les Rendez-vous disent: désolé, mais le répit attendra… Tenez bon, parce que la fête continue!

À voir en famille cet après-midi: Daniel et les Superdogs d’André Melançon à 13h à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque, ainsi qu’un programme d’animation narratif à 14h au Cinéma ONF. À voir en première à 15h30 à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque, La Classe de Madame Lise, un documentaire de Sylvie Groulx relatant l’histoire d’une institutrice dans une école desservant une clientèle multiethnique de Montréal, une leçon de tolérance, de courage et d’humanité. À 16h: programme étudiant d’art et d’expérimentation à la Salle Fernand-Séguin de la Cinémathèque québécoise. À 19h: Gilles Carle, ou l’indomptable imaginaire de Charles Binamé au Cinéma Beaubien. Enfin, pour souligner le lancement très attendu du coffret DVD de l’intégrale de Michel Brault, Gilles Noël présente en première Le Cheval de Troie de l’esthétique, ce samedi à 16h au Cinéma ONF. Ce documentaire, inclus dans le coffret DVD, revient sur les épisodes marquants du double itinéraire du cinéaste et du chef opérateur. La projection sera suivie d’une séance de signature avec Michel Brault.

Une soirée qui finit tôt… le lendemain matin!

Aujourd’hui, le 5 à 7 commence dès 13h et se termine à 21h avec le Grand Rendez-vous des indépendants, une rencontre sous le signe de la création, mais aussi un moment privilégié pour célébrer quelques victoires. En présence du cinéaste René Bail, on se rappellera les grandes questions qui ont animé les États généraux du cinéma québécois de 1996, et 10 ans plus tard, où en est notre cinéma, quels sont les avancées et les reculs des créateurs de la vidéo et du cinéma d’ici? Puis, à la tombée de la nuit, les cinéphiles sont invités à venir explorer les coins et les recoins de notre institution cinématographique nationale et à vivre La Nuit Blanche des Rendez-vous… et de la Cinémathèque! Érotisme, science-fiction, arts martiaux, policier et horreur, il y en a aura pour tous les goûts lors de cet événement nocturne tout à fait gratuit, un événement qui s’inscrit dans le cadre de Nuit blanche à Montréal du Festival Montréal en lumières. Lors de cette nuit bouillante d’émotions fortes, les Rendez-vous du cinéma québécois, la Cinémathèque québécoise et le Festival SPASM invitent tous les cinéphiles à cette nuit chaude qui se déroulera à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada qui se transforme en Cinéma l’Amour avec des films de fesses made in Québec et au Bistro SAQ de Rendez-vous qui se métamorphose momentanément en foire aux horreurs. Toute la nuit à la Cinémathèque québécoise, les insomniaques pourront aussi voir d’anciens téléviseurs qui proviennent de la collection Moses Znaimer à l’occasion de l’exposition N’ajustez pas votre appareil, en première au Québec. Les amants de cinéma d’animation seront aussi servis avec l’exposition Formes et mouvements, regards sur l’animation.

Dépêche 2099 rédigée à Montréal le samedi 25 février 2006.

Les projections à surveiller

Vendredi 24 février

Michel Côté, Danielle Proulx, Marc-André Grondin, Pierre-Luc Brillant et le reste de la famille seront au Rendez-vous pour le C.R.A.Z.Y. PARTY de ce soir. Mais avant d’aller se faire shaker le bonbon au Bistro SAQ des Rendez-vous, pourquoi ne pas s’offrir une vue d’ici… et une date avec Roy Dupuis, histoire de débuter le week-end en beauté?

Aujourd’hui, une foule de films et d’événements sont encore une fois à l’affiche aux Rendez-vous. D’abord, dans le cadre de la série Nos plus beaux films… de l’écrit à l’écran, L’Insoumise est présenté à la Grande Bibliothèque à 14h, en présence de la réalisatrice Jeannine Gagné. Des grands succès de l’année sont aussi à l’affiche ce vendredi: à 15h30, Idole instantanée d’Yves Desgagnés, à 17h15, C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée pour s’échauffer et à 19h, Que Dieu bénisse l’Amérique de Robert Morin précédé de Chez madame poule de Tali (présentés en ouverture des Rendez-vous cette année), tous présentés à la Salle ClaudeJutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque. En fin de soirée, trois courts métrages sont présentés à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque, dont deux en première: Travail à la maison de Frédéric Gagné et En campagne d’Alexandre Sirois.

Un vendredi soir mémorable

Votre soirée aux Rendez-vous promet d’être des plus distrayantes: à 17h, Roy Dupuis partage sa vision du travail d’acteur avec Charles Binamé, Francis Leclerc et Jeremy Peter Allen lors du 5 à 7 au Bistro SAQ animé par Joane Prince de la Première chaîne de Radio-Canada. À 21h préparez-vous à la plus folle des virées de l’année, alors que le C.R.A.Z.Y. Party prend d’assaut le Bistro SAQ des Rendez-vous: la musique mythique du long métrage mixée par DJ Frigid vous fera vibrer jusqu’aux petites heures du matin aux côtés de nuls autres que le réalisateur Jean-Marc Vallée et toute l’équipe du film dont Michel Côté, Danielle Proulx, Marc-André Grondin et Pierre-Luc Brillant. Ça promet!

Dépêche 2097 rédigée à Montréal le vendredi 24 février 2006.

Damien a des histoires à nous raconter

Cinquième partie

Cinquième volet de la chronique de Damien, qui a gagné le Prix OFQJ lors de la semaine du cinéma québécois à Paris:

Curieux, très curieux documentaire que ce Lifelike - plus vrai que nature, qui explore la vie de quelques taxidermistes, empailleurs d’animaux en tout genres dont le métier est beaucoup plus cinématographique que je ne pensais. On découvre l’univers humaniste, à la fois vain et démesurément ambitieux de ces hommes qui maintiennent l’illusion du vivant, en donnant une pose à la mort et en jouant avec ce terme cher à la littérature et au cinéma qu’est la suspension of disbelief, la suspension d’incrédulité de leurs clients. Voir le nouveau petit chien, au regard encore jeune et perdu, observer le précédent chien tant aimé, au regard de pierre car désormais empaillé sur la table du salon, pendant que la maîtresse fait les présentations… Glaçant. Maintenant que j’ai vu Lifelike, j’éprouve de plus en plus de sympathie pour Norman Bates, c’est grave docteur?

Quel «5 à 7» hier après-midi! Robert Morin était bien entouré lors de sa rencontre au Bistro SAQ des Rendez-vous avec Robert Daudelin. Les questions ont fusé pendant deux heures, venant de jeunes étudiants en cinéma, de cinéphiles acharnés et même de proches du cinéaste, qui a répondu sans aucune langue de bois mais avec une bonne humeur communicative. Robert Morin se fiche apparemment que ses films soient vus ou pas outre-Atlantique, espérons que le sentiment ne sera pas partagé et que Petit pow! pow! Noël ou Que Dieu bénisse l’Amérique auront plus de visibilité en France notamment que ses précédents films. Aujourd’hui, c’est Roy Dupuis qui fera face aux festivaliers. Je vais enfin savoir avec quelle potion magique cet acteur arrive à tourner autant de films par an. Un conseil cependant: arrivez tôt, il risque d’y avoir du monde.

Dépêche 2098 rédigée à Montréal le vendredi 24 février 2006.

Les projections à surveiller

Jeudi 23 février

Placée sous le signe du micro, la soirée d’hier se devait de démonter un immense mythe, n’en déplaise à certains: le multilinguisme dans le milieu du cinéma. On parle peu de ce phénomène, parce qu’une partie des acteurs américains - et les lobbys qui les représentent - tentent d’entretenir leurs réputations de polyglotte, mais il y a des choses à dire… et on s’y colle. Pas de tabous aux Rendez-vous!

La soirée d’hier fut riche en enseignements: non, les comédiens ne tournent pas leur film dans toutes les langues des pays où il sera diffusé; non, nos acteurs fétiches ne jonglent pas avec les langues du monde si facilement et non, mesdemoiselles, Brad Pitt ne parle pas 41 langues… Il y a un truc!

La postsynchronisation a eu la part belle hier, dénudée et visible de tous. Le public était invité à la tester, à s’y essayer, à donner un accent québécois à n’importe quelle étoile. Lire sur les lèvres, suivre le texte avec précision, s’accorder et remplacer la voix originale. L’initiation s’est faite sans décalages, avec talent et bonheur. On n’est plus dupe sur cette histoire de lippes.

Aujourd’hui, dès 13h à la Salle Claude-Jutra de la Cinémathèque québécoise, Rendez-vous avec la cinéaste Mireille Dansereau et la comédienne Béatrice Picard à l’occasion de la projection gratuite du film Le Sourd dans la ville dans le cadre de la série Nos plus beaux films… de l’écrit à l’écran. Et pour donner dans la veine littéraire, à 16h, dans la Salle Fernand-Seguin de la Cinémathèque, Manon Barbeau présente son documentaire Victor-Lévy Beaulieu: du bord des bêtes. En guise de témoignage des succès de cette année, la série box-office de Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada se poursuit avec Le Survenant à 15h30 et Horloge biologique à 17h30. À 18h, Salle Fernand-Seguin, le très beau (et finaliste au Jutra du meilleur documentaire) Gilles Carle ou l’indomptable imaginaire sera présenté en programme double avec Universal Movement Machine: Meshell Melvin Portraits de Kirby Hammond. Petit Pow! Pow! Noël de Robert Morin, sera diffusé à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada à 19h30.

À 19h au Cinéma Beaubien, ne ratez pas la chance inouïe de voir les quatre courts métrages finalistes au Jutra: Radio de Patrick Boivin, Le Rouge au sol de Maxime Giroux, L’Air de rien de Frédérick Pelletier et Une chapelle blanche de Simon Lavoie. Le désormais incontournable rendez-vous des courts-ivores a lieu à 21h30 à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada et c’est à ce moment que sera entre autres projetée La Méthode Morin de Philippe Falardeau.

Et ce soir au Bistro SAQ

Pour un 5 à 7 du jeudi franchement différent, on se rend à la Cinémathèque québécoise pour Daudelin rencontre Morin, un face à face entre Robert Morin et Robert Daudelin: une rencontre entre deux figures importante du cinéma d’ici. À 20h, c’est le Kino Kabaret: une bande de cinéphages invétérés qui durant la dernière semaine ont fait des prouesses pour créer des courts métrages qui seront présentés en rafale, dans une ambiance survoltée. Animation: Christian Laurence

Dépêche 2094 rédigée à Montréal le jeudi 23 février 2006.

Damien a des histoires à nous raconter

Quatrième partie

Belle soirée mercredi au Bistro SAQ des Rendez-vous sur les dessous du doublage. Sans revenir sur le 5 à 7 qui a été relaté dans ces mêmes colonnes, je me permets de lancer une annonce: où peut-on revoir sur l’Internet l’hilarant détournement de l’extrait de Pride and Prejudice que les doubleurs nous ont présenté à la fin de leur intervention? Jane Austen s’est peut-être retournée dans sa tombe, mais ce fut pour notre plaisir à tous et l’équipe qui entourait l’animateur de la soirée Louis-George Girard nous a demontré que le doublage et la synchronisation labiale sont bel et bien un art qui permet de dire tout et n’importe quoi. Tant mieux.

Parlons courts mais parlons bien maintenant: les courts métrages, comme dirait la mère de Forrest Gump, c’est comme un boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Mais qu’importe, il faut savoir vivre dangereusement lorsque l’on rentre dans une salle de cinéma. Hier soir justement, deux bonnes surprises au cours de la projection de courts métrages #6: The First Day of My Life, de David Uloth, raconte l’histoire de deux sœurs dont l’ainée de 14 ans décide un matin de fuguer parce qu’elle a trouvé le grand amour… Y-a-t’il plus éphémère qu’une amourette adolescente ? Une jolie démonstration en 12 minutes et en pellicule. Dans un style radicalement opposé, Paul and Judy, de Charles Jodoin-Keaton est le parfait exemple que la simplicité paie toujours. Tourné en vidéo, un simple plan-séquence - mais un plan séquence n’est jamais simple - deux personnages et une situation: un frère et une sœur sortent de la gare et se chicanent sur leurs choix de vie, à Toronto pour Judy, cariériste et préférée des parents, et à Montréal pour Paul, plus idéaliste et engagé politiquement. En quatre minutes de dialogues percutants et savoureux, Charles Jodoin-Keaton a retenu la leçon de Woody Allen pour réaliser une comédie réussie: aller toujours plus vite et à l’essentiel, sans temps mort ni échange superflu.

Dépêche 2095 rédigée à Montréal le jeudi 23 février 2006.

Les projections à surveiller

Mercredi 22 février

Une fois n’est pas coutume, la soirée d’hier n’était pas dans ma cabane au Canada mais dans mon chalet en Suisse. Une grande croix blanche sur le fond rouge des Rendez-vous et le tour était joué; l’esprit cruciforme à la suisse avait supplanté le carreauté habituel, le temps d’une soirée qui reste aujourd’hui mémorable. Après les courts suisses, le festival suit son cours…

Aujourd’hui, dans le cadre de la série Nos plus beaux films, les Rendez-vous invitent le public à voir ou à revoir Le Matou de Jean Beaudin, une projection GRATUITE ouverte à tous présentée à 13h à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque québécoise, en présence du compositeur François Dompierre, de la comédienne Monique Spaziani et de l’écrivain Yves Beauchemin.

Des succès du box-office 2005 seront aussi présentés en après-midi à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque québécoise; à 16h, Les Voleurs d’enfance, un documentaire choc de Paul Arcand et Les Boys IV, le film de Georges Milhalka, présenté à 17h30. Aussi à ne pas manquer: dès 18h à la Salle Fernand-Seguin de la Cinémathèque québécoise, Danser Perreault de Tim Southam. Ce finaliste au Jutra du meilleur documentaire célèbre l’œuvre de Jean-Pierre Perreault, une grande figure de la danse contemporaine.

Les États-Unis d’Albert, d’André Forcier sera présenté à 19h30 à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque québécoise. Puis, histoire de bien terminer la soirée, les Rendez-vous présentent en première mondiale à 20h au Cinéma ONF, Steel Toes le long métrage prometteur de Mark Adam, une adaptation de sa pièce Cherry Docs, mettant en vedette Marina Orsini, Andrew Walker et David Gow en nomination pour l’Oscar du meilleur acteur (Good Night and Good Luck). Et comme à tous les soirs, les Rendez-vous proposent une alléchante sélection de courts métrages à 21h30 à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque québécoise, dont The Tourist de Eisha Marjara et Paul and Judy de Charles Jodoin-Keaton, tous deux présentés en première.

Votre soirée au Bistro…

Ce soir au Bistro, à l’occasion d’un 5 à 7, Louis-Georges Girard nous fera voir découvrir Les dessous du doublage, ce métier de l’ombre, fascinant de précision et de concision qui rend accessible aux cinéphiles les films en langue étrangère. Pour l’occasion, des comédiens professionnels de l’Union des artistes (UDA) doubleront en direct des séquences de films étrangers. Louis-Georges Girard reste de la partie en soirée et anime Doublage Académie à partir de 20h, où le public est invité à prendre les micros et à ainsi devenir des doubleurs-amateurs: la table est mise pour une soirée des plus hilarantes au Bistro SAQ des Rendez-vous!

Dépêche 2090 rédigée à Montréal le mercredi 22 février 2006.

Damien a des histoires à nous raconter

Troisième partie

Pour la troisième fois, Damien vous écrit. Aujourd’hui, ses trois coups de cœur:

Petit pow! pow! Noël, L’Audition, La Neuvaine: rien ne pourrait opposer plus ces films. À eux trois, ils représentent pourtant parfaitement la diversité du cinéma québécois. Le premier, film électrochoc de Robert Morin, règlement de compte en famille et regard acerbe sur un pays vieillissant, est d’un parti pris formel audacieux, complètement déroutant et profondément original. On reste happé par ce film jusqu’au bout, entre fascination et dégoût, avec tout de même le sentiment de vivre une expérience unique et mémorable.

L’Audition, au contraire, revêt une forme beaucoup plus classique - au sens noble du terme - pour nous toucher avec une histoire émouvante, pleine de justesse et de sensibilité, d’autant plus impressionnante qu’il s’agit là d’une première réalisation. D’un acteur confirmé, certes, mais il y a un pas périlleux de l’interprétation à la mise en scène, que Luc Picard franchit avec talent.

La Neuvaine, enfin, est un peu la raison de ma présence à ces Rendez-vous. Le film de Bernard Émond a été projeté à Paris en Novembre dernier dans le cadre de la semaine du Cinéma uébécois. Impressionné par la maîtrise et la profondeur de ce film, j’en ai écrit une critique qui m’a permis de participer ces jours-ci aux Rendez-vous du cinéma québécois. L’occasion de revoir ce grand film touché par la grâce, en attendant de pouvoir découvrir un jour les deux premières œuvres de Bernard Émond, La Femme qui boit et 20 h 17 rue Darling.

Dépêche 2092 rédigée à Montréal le mercredi 22 février 2006.

Les projections à surveiller

Mardi 21 février

À en croire les rapports officiels, des histoires n'arrêteraient pas de se raconter depuis le 16 février, aux environs de la Cinémathèque québécoise, du Cinéma ONF, de la Grande Bibliothèque et du Cinéma Beaubien. Depuis hier soir, on signale un autre foyer à Québec, localisé aux alentours du Musée de la Civilisation et du Cinéma Le Clap. Si l’origine de ces racontages reste mystérieuse pour certains, on sait, nous, que les Rendez-vous battent leur plein…

Notez que des projections sérieuses laissent présager une poursuite du phénomène jusqu'au 26 février, ce qui doit rassurer les véritables mordus de pellicule made ici et ceux qui n’auraient pas encore profité de l’évènement: il reste encore 6 jours de délire filmique et de soirées gratuites au Bistro SAQ. D'innombrables opportunités de raconter ou de se faire raconter des histoires…

Aujourd'hui, dans le cadre de la série Nos plus beaux films, Maria Chapdelaine de Gilles Carle sera présenté à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque à 13h. Un rendezvous gratuit avec Gilles Carle accompagné de Chloé SteMarie. En après-midi ne manquez pas le dernier appel de Maman Last Call de François Bouvier à 15h30 et le touchant et lumineux film de Luc Picard, L’Audition, à 17h30. Ces deux films sont présentés à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque québécoise.

À voir à 19h au Cinéma Beaubien, Petit Pow! Pow! Noël, du Robert Morin à l’état pur, précédé de Tower Bawher de Theodore Ushev, finaliste pour le prix Jutra du meilleur film d’animation. Pour terminer la soirée, fidèles à leur habitude, les Rendez-vous proposent cinq courts métrages dont quatre présentés en première: Non-lieu d’Albéric Aurtenèche, Les Mois suivants, le jour d’avant d’Olivier Roberge, Svanok de Jennifer Alleyn et Milos et Kis de Nancy Baric, tous présentés à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio Canada de la Cinémathèque dès 21h30.

Et dès 17h au Bistro SAQ

Vidéo Paradiso invite le public à visiter le studio mobile de formation et de création vidéo pour les jeunes de la rue. Cet inusité tour du propriétaire sera suivi d’une présentation de la cuvée 2005 des productions audiovisuelles, une soirée animée par la cinéaste et fondatrice du projet Manon Barbeau. À 20h, le Bistro SAQ prend des airs de Chalet suisse le temps d’une soirée, alors que Prends ça court! Spécial Suisse présente une sélection des meilleurs courts métrages helvètes de l’heure.

Dépêche 2088 rédigée à Montréal le mardi 21 février 2006.

Les projections à surveiller

Lundi 20 février

Quelques secondes de rencontre, quelques fractions de folie. Peu de temps pour convaincre, mais le loisir d’y repenser. Des histoires contées comme on compte jusqu’à 60. Un récit minuté, minuscule, mais pas minimal. Des mines illuminées jusqu’à minuit. On a des histoires à se raconter, mais parfois une beau moment vaut mieux qu’un long discours. Les minutes d’hier soir se sont écoulées avec merveille et se sont sommées pour former ces heures qu’on n’est pas prêt d’oublier. Et dire que tout ça n’est encore qu’un début…

Aujourd’hui, dans le cadre de la série Nos plus beaux films, les Rendez-vous présentent Les Fous de Bassan, une adaptation du roman d’Anne Hébert réalisé par Yves Simoneau. Une projection gratuite à ne pas manquer qui se déroulera à la Cinémathèque québécoise, Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada à 13h en présence du comédien Steve Banner et du réalisateur Yves Simoneau.

Des succès du Box-office 2005 sont aussi à l’affiche à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque: Aurore de Luc Dionne est présenté à 15h30, et Maurice Richard de Charles Binamé à 17h30. À 18h au Cinéma ONF, trois documentaires seront présentés dans le cadre de la série Nouveaux regards, dont Le Dogme des locus, une réalisation de Justin Antippa présenté en première. À 19h au Cinéma Beaubien, Dehors novembre, une réalisation de Patrick Bouchard finaliste au Jutra du meilleur film d’animation, suivi de Jimmywork, un long métrage de Simon Sauvé. À 21h, une série de courts métrages seront présentés à la Cinémathèque, Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada, dont Métropolitain, de Stephan Miljevic avec Julie Le Breton.

Et ce soir… au Bistro SAQ

Dès 17h, les Rendez-vous invitent le public, les artisans et les professionnels à venir échanger leurs points de vue lors du 5 à 7 qui portera sur une question centrale: Le cinéma québécois: véritable essor… ou succès éphémère? Une table ronde réunissant Ricardo Trogi, Ken Scott, Simon Beaudry (de CINEAC) et Pierre Even (de CIRRUS Productions, C.R.A.Z.Y. ) autour de Franco Nuovo, qui animera la rencontre. Ensemble, ils mèneront la réflexion sur l’avenir du marché cinématographique québécois. Et à 20h, la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC) propose une rencontre avec cinq scénaristes sur le thème: Parce qu‘un film, c’est d’abord une histoire…et que le scénario naît dans le cœur de l’auteur. Un rendez-vous à ne pas manquer pour échanger, questionner ou simplement venir à la rencontre des scénaristes Marcel Beaulieu, Ken Scott, Joanne Arseneau, Chantale Cadieux et Frédéric Ouellet.

Dépêche 2087 rédigée à Montréal le lundi 20 février 2006.

Damien a des histoires à nous raconter

Deuxième partie

Damien Detcheberry, gagnant du Prix OFQJ, continue de parcourir les salles obscures du festival. Voici le deuxième volet de sa chronique:

Depuis Atanarjuat (2001), nous n’avons plus de nouvelles en Europe du cinéma inuit. C’est désormais sur la scène documentaire que l’on retrouve un peu de cette culture fascinante et méconnue. Dans Qallunajatut (Inuk urbain) , la caméra de Jobie Weetaluktuk se pose sur l’histoire de trois inuits de générations différentes et leur adaptation à la vie citadine dans un portrait attachant qui veut montrer «l’urbanisation» de la culture inuite. Observés avec sobriété et humilité, ces trois déracinés semblent être dans un ailleurs perpétuel, l’esprit toujours en quête d’autre part. C’est peut-être effectivement dans les villes les plus peuplées que l’on trouve la plus grande solitude. Il serait agréable en tout cas de retrouver les plaines glacées du Groenland au cinéma. A quand une nouvelle légende inuite portée à l’écran?

Pour en revenir à ce que j’ai écrit en préambule de cette chronique vendredi dernier, je suis curieux d’assister au 5 à 7 sur l’essor du cinéma québécois, qui a lieu ce lundi 20 Février au Bistrot SAQ des Rendez-vous, mais aussi à la rencontre avec Robert Morin et au Grand Rendez-vous des Indépendants jeudi et samedi prochains. Dans une industrie de prototypes — qui est aussi un art, pour galvauder la phrase d’André Malraux — y-a-t-il une formule pour transformer quelques succès éphémères en cinématographie durable? Si le cinéma québécois affiche une présence record cette année dans le coeur des spectateurs québécois, il est peut-être essentiel qu’il continue de se comporter, comme le cinéma français oublie un peu trop de le faire ces derniers temps, comme un cinéma en sursis, afin qu’il ne cesse de chercher des formes nouvelles de transmission de culture et d’esthétique. Ne jamais s’avouer vainqueur, c’est peut-être le secret de la formule.

Dépêche 2089 rédigée à Montréal le lundi 20 février 2006.

Les projections à surveiller

Dimanche 19 février

Ceux qui étaient au Bistro SAQ hier soir furent plongés dans l’absurdité de la vieille Capitale… Les gens déjantés de Québec nous ont montré, autour de Carnior, ce qu’ils ont sous la dent. Les démentes projections de courts fous n’ont laissé personne de glace. N’allez plus croire que l’absurde est l’apanage des Montréalais, les Québécois aussi maîtrisent l’aberrant. Preuve en est faite.

Aujourd’hui, les Rendez-vous convient les amoureux du cinéma à venir voir en famille ou entre amis une impressionnante sélection de films dont Pinochio 3000, un film de Daniel Robichaud présenté à 13h à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada. Aussi, dans le cadre de la série Première Doc, Brigitte Nadeau nous présente Poupée Graal à 14h au Cinéma ONF, un film proposant deux conceptions différentes de la vie et mettant en scène des collectionneuses de poupées Barbie. Des productions étudiantes seront aussi présentées à la Cinémathèque québécoise Salle Fernand-Séguin à 16h. Parmi celles-ci: 300 secondes de Marie-Hélène Copti mettant en vedette Pierre Lebeau et le film le plus sanglant de la cinématographie québécoise Alex, Vampire Slayer réalisé par Al Kratina ainsi que Caméra de David Boucher. À 16h au Cinéma ONF, il faut voir ou revoir Le Goût des jeunes filles, de John L’Écuyer. En soirée, faut se gâter avec C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée à 19 h au Cinéma Beaubien, Familia de Louise Archambault à 19h30 à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada. À 20h à la Cinémathèque québécoise, Salle Fernand-Séguin, il faut voir Les Voix de Kalkeri, de François Lemieux, un documentaire qui relate la démarche des fondateurs de Jeunes musiciens du monde.

À l’horaire ce soir…

Les nostalgiques d’images vintage en auront plein la vue lors du 5 à 7 Éphémérides Super 8 animé par Claudie Lévesque, où les amoureux du Super 8 partagent leur passion pour cette pellicule en voie de disparition. Et à 20h, c’est Minute moments, des projections de très très courts métrages d’une durée de 60 secondes, signés par des vidéastes aguerris ou improvisés sous le thème: On a des histoires à se raconter. Une soirée animée par Thien vu Dang et Jason Rodi.

Dépêche 2085 rédigée à Montréal le dimanche 19 février 2006.

Les projections à surveiller

Samedi 18 février

Les Rendez-vous continuent de réchauffer votre hivernal week-end de février. Des films et des événements pour tous les goûts et tous les âges dès le début de l’après-midi… jusqu’au petit matin! À l’image du Pure Party, qui a tenu toutes ses promesses hier soir. Nombreux était ceux qui bravèrent les rafales pour pénétrer dans la furie du lancement de la trame sonore du film Pure. Le Bistro SAQ, ce navire qui tanguait au rythme imprimé par les DJ’s, et cette foule prise dans la houle… et ce vertige dû aux déhanchements…

Aujourd’hui, en après-midi, la série En famille propose: Elisabeth Heywood, un conte de Noël de Rosa Zacharie, Sigwan d’Alanis Obomsawin et Vitamines et friandises de Sandie Valiquette, présentés à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada de la Cinémathèque dès 13h. À voir samedi, une foule de films d’animation présentés dès 15h30 à la Cinémathèque québécoise à la Salle Claude-Jutra_Écran Radio-Canada, dont 3 finalistes au prix Jutra du meilleur film d’animation soit cNote de Chris Hinton, Tower Bawher de Théodore Ushev et The Curse of the Voodoo Child de Steven Woloshen.

Et comme les raisons de faire la fête en l’honneur de notre cinéma ne manquent pas, les Rendez-vous donnent carte blanche à l’Institut National de l’image et du son (INIS) à l’occasion de son 10e anniversaire. L’INIS offrira donc une programmation de 10 films produits au cours de ses années d’existence, à voir dès 14h au Cinéma ONF.

À 16h, sera présenté en première Le Direct avant la lettre ce film de Denys Desjardins qui retrace l’histoire de l’évolution des méthodes de production et de tournage dans un Québec en pleine affirmation nationale. Sous forme de projection-débat et en présence de Denys Desjardins, vous êtes conviés à venir à la rencontre de plusieurs pionniers du cinéma québécois, dont Fernand Danserau, au Cinéma ONF.

Et ce soir…

Les Rendez-vous vous convie à débuter votre soirée au Bistro SAQ pour déguster des vins du Québec et des produits du terroir lors du 5 à 7 Québec en cinémascope animé par Normand Daneau. Ce 5 à 7 proposera une discussion sur l’avenir du cinéma et des cinéastes de la capitale en présence des cinéastes Louis Bélanger, Carnior, Jeremy Peter Allen, et plusieurs autres artistes originaires de Québec. À 20h au Bistro, les Rendez-vous poursuivent sur le thème de la ville de Québec avec des projections de courts métrages absurdes et complètement déjantés réalisés par des artisans de la ville de Québec. En soirée, ceux qui auront encore soif de cinéma pourront voir Danser Perreault un film de Tim Southam qui célèbre l’œuvre de Jean-Pierre Perreault, une grande figure de danse contemporaine, à 19h au Cinéma Beaubien de même que Un sur mille, de Jean-Claude Coulbois à 20h au Cinéma ONF et en fin de soirée, une sélection de courts métrages dont Radio, de Patrick Boivin finaliste aux Jutra et Térafil de Vincent Wilson,tous les deux présentés à 21h30 à la Cinémathèque québécoise_Écran Radio-Canada.

Dépêche 2084 rédigée à Montréal le samedi 18 février 2006.

Lancement réussi pour la 24e édition

La 24e édition des Rendez-vous du cinéma québécois a débuté en grandes pompes hier soir, au Cinéma Impérial. Une brochette de vedettes a foulé le tapis rouge et soyeux qui menait à la salle obscure, illuminée par l’enthousiasme de tous à l’idée de débuter ces 10 jours de folie cinématographo-québécoise. L’accueil réservé à Que Dieu bénisse l’Amérique, de Robert Morin laisse présager le meilleur pour cette édition 2006. Ceux qui ont déjà festoyé dignement, et les autres, pourront se retrouver dès 17 heures aujourd’hui au Bistro SAQ pour une inauguration en bonne et due forme, autour de bons vins du Québec et produits du terroir suggérés par la SAQ. Dès 21 heures, ne manquez pas le Pure Party, la soirée où vous êtes invités à venir groover aux sons et aux images des meilleurs DJ et VJ en ville!

Dépêche 2078 rédigée à Montréal le vendredi 17 février 2006.

Damien a des histoires à nous raconter

Première partie

À l’occasion de la semaine Cinéma du Québec à Paris, du 23 au 29 novembre 2005, l’OFQJ (Office franco-québécois pour la Jeunesse) a remis, pour la troisième année, deux Prix des jeunes critiques de cinéma, en partenariat avec la SODEC et Les Rendez-vous du cinéma québécois.

L’un d’eux a été attribué à Damien Detcheberry, qui nous accompagne pendant ces Rendez-vous et a accepté de rédiger une petite chronique pour le site Internet.

Voici ses premiers mots, en attendant plus:

À peine le temps de descendre de l’avion avant être happé par les Rendez-vous du cinéma québécois. Aux premières heures de l’événement, si les Rendez-vous ont visiblement beaucoup de choses à me raconter, j’ai surtout beaucoup de choses à découvrir d’un cinéma qui malheureusement traverse peu l’Atlantique. C.R.A.Z.Y., qui sortira le 3 mai 2006 en France, sera probablement le seul ambassadeur du cinéma québécois dans les salles obscures françaises ce printemps. Dommage, car force est de constater, dès les premiers instants du festival, que le cinéma québécois vit et vibre d’une production foisonnante et diversifiée. Beaucoup d’œuvres prometteuses à visionner, exigeantes (La Neuvaine, Les états nordiques), ou populaires (L’Audition, C.R.A.Z.Y., Familia), engagées (Arafat, mon frère, Souvenirs d’Acapulco) ou expérimentales (Minute moments, Kino Kabaret), qui laissent espérer que la qualité du cinéma québécois actuel l’aidera à dépasser plus que jamais ses frontières.

Dépêche 2086 rédigée à Montréal le vendredi 17 février 2006.

Les projections à surveiller

Vendredi 17 février

La programmation de cette première journée des Rendez-vous du cinéma québécois promet de vous en mettre plein la vue!

Le 17 février à 14h, dans le cadre de la série Nos plus beaux films… de l’écrit à l’écran présentée par Télé-Québec, une projection gratuite aura lieu à la Grande Bibliothèque du Québec, soit le documentaire Anne Hébert de Jacques Godbout en présence de Jacques Godbout.

À l’affiche en soirée:

  • La Vie avec mon père à 17h30 à la Salle Claude-Jutra — Écran Radio-Canada de la Cinémathèque québécoise.
  • Familia de Louise Archambault à 19h au Cinéma Beaubien, précédé de cNote de Chris Hinton, en lice pour le Jutra du meilleur film d’animation.
  • Pure de Jim Donovan à 19h30 à la Salle Claude-Jutra — Écran Radio-Canada de la Cinémathèque québécoise.
  • La première du film Hiver de Charles Barabé à 20h au Cinéma ONF.

Tout cela en plus d’une foule de courts métrages présentés à 21h30, Salle Claude-Jutra — Écran Radio-Canada de la Cinémathèque québécoise. Ce vendredi, sera entre autres projeté lors de cette séance Le Rouge au sol de Maxime Giroux, finaliste pour le Jutra du meilleur court métrage.

Dépêche 2079 rédigée à Montréal le jeudi 16 février 2006.

Vous charmer du début à la fin

Ça y est! La programmation de la 24e édition des Rendez-vous du cinéma québécois est en ligne! Cette année, les Rendez-vous ce sont plus de 190 projections à la Cinémathèque québécoise, au Cinéma ONF, au Cinéma Beaubien et à la Grande Bibliothèque du Québec. À Québec, plus de 50 films d’ici prennent l’affiche au Musée de la civilisation et au cinéma Le Clap, entre le 20 et le 26 février. Raymond Bouchard, porte-parole de l’événement, et plus de 150 réalisateurs, acteurs et artisans de notre cinéma seront au rendez-vous pour cette rencontre de 10 jours à Montréal et de 7 jours à Québec. Au programme: des premières, les succès de 2005, des courts métrages et documentaires, des films d’art et d’expérimentation, des productions étudiantes et des films d’animation, sans compter une série de palpitantes (et gratuites!) aventures au Bistro SAQ des Rendez-vous. À vos agendas, prêts? Surfez!

  • Le communiqué de presse

Dépêche 2076 rédigée à Montréal le mercredi 8 février 2006.

L’affiche officielle de la 24e édition

Les RVCQ lancent leur nouvelle campagne publicitaire

La toute nouvelle campagne publicitaire des Rendez-vous du cinéma québécois a pris l’affiche sur les ondes de Radio-Canada, Télé-Québec et ARTV. Une série de deux bandes-annonces dont le concept est signé OSL communications, la réalisation Martin Talbot et la production Cinélande et Quatre Zéro Un. Le résultat? Deux petits bijoux loufoques et remplis d’équivoque mettant en vedette Raymond Bouchard (porte-parole des Rendez-vous), Lucie Laurier et Paul Ahmarani.

Visionnez les pubs…

On a des histoires à se raconter…

Le nouveau slogan des Rendez-vous, se veut une invitation à participer aux activités offertes par les Rendez-vous. La mise en application: l’affiche de la 24e édition nous montre un Raymond Bouchard chaleureux en train de se préparer pour son rendez-vous galant… avec le cinéma d’ici!

Patience… la programmation sera en ligne le 8 février!

Dépêche 2075 rédigée à Montréal le mercredi 1 février 2006.

Louise Portal (Sana) et Renée Thomas (Douna)

En clôture des Rendez-vous du cinéma québécois

De ma fenêtre, sans maison mettant en vedette Louise Portal

Les Rendez-vous du cinéma québécois et K-Films Amérique sont heureux d’annoncer que De ma fenêtre, sans maison, le premier long métrage de Maryanne Zéhil, viendra clore la 24e édition des Rendez-vous 2006 le 26 février prochain. Le film sera précédé d’Au cœur brisé, un court métrage réalisé par Antoinette Karuna. Les deux œuvres prendront l’affiche le 17 mars sur les écrans québécois.

Mettant en vedette Louise Portal, De ma fenêtre, sans maison raconte l’histoire de Sana, une Libanaise chrétienne. Incapable de survivre au traditionnel rôle de mère qu’on lui impose, Sana quitte le Liban, y laissant sa fille de quatre ans pour émigrer au Québec, échappant ainsi à l’unique statut de la femme moyen-orientale. Pour survivre à cette immense douleur, elle coupe les ponts avec son passé. Mais la visite de sa fille au Québec, 17 ans plus tard, fera rejaillir tout ce qu’elle a tenté d’oublier.

Maryanne Zéhil

En 1994, Maryanne Zéhil entame une carrière de journaliste au Liban. Elle se spécialise dans des reportages et des documentaires sociopolitiques, dans un pays étroit et sous occupation. Francophone de culture, elle décide en 1997 de s’installer définitivement au Québec, où elle sent une affinité naturelle avec ce peuple ouvert et épris de liberté. La même année, elle est approchée par une maison de production française qui lui confie une série de documentaires culturels pour enfants. Jusqu’en 2003, elle tourne avec enthousiasme dans plusieurs pays du Moyen-Orient, mais c’est à Montréal qu’elle a élu domicile — une ville multiculturelle qu’elle affectionne particulièrement. En 2004, elle signe son premier court-métrage, Le Prix, qui met en scène des gens ordinaires qui n’ont jamais joué devant la caméra. En 2005, elle produit elle-même son premier long-métrage De ma fenêtre, sans maison, qu’elle scénarise et réalise à la fois. Riche de deux cultures, elle se considère aujourd’hui autant Libanaise que Québécoise, un métissage qu’elle revendique pleinement.

Au cœur brisé

Le court métrage qui précède la projection met aussi en scène Louise Portal et a été réalisé dans le cadre du concours Cours écrire ton court! lors duquel Antoinette Karuna a remporté le Grand Prix. Au cœur brisé raconte l’histoire d’une jeune femme en peine d’amour qui s’aventure dans un village fantastique où les défaites amoureuses font l’objet de célébrations.

  • Le communiqué de presse

Dépêche 2074 rédigée à Montréal le mardi 17 janvier 2006.

Ensemble pour célébrer le cinéma d’ici

La Soirée des Jutra et Les Rendez-vous du cinéma québécois

La Soirée des Jutra et les Rendez-vous du cinéma québécois sont heureux d’annoncer qu’ils célèbreront ensemble le cinéma d’ici. Au programme en ce début d’année 2006: rencontres de presse, hommages aux grands de notre 7e art, 10 jours de Rendez-vous et bien sûr, une soirée gala télédiffusée sur les ondes de Radio-Canada sont au menu pour souligner l’extraordinaire essor du cinéma québécois.

Les chiffres sont éloquents: plus de 18% de part de marché et plus de 35 millions de recettes au guichet au Québec, mais il n’y a pas que les résultats du box-office pour témoigner de la vitalité de notre industrie. Le rayonnement international de plusieurs productions québécoises confirme de façon extraordinaire la qualité et le dynamisme de notre cinéma. Afin de célébrer les succès de 2005, les organisateurs des Rendez-vous du cinéma québécois et de la Soirée des Jutra unissent donc leur force et convient artistes, artisans, gens de l’industrie et amoureux du cinéma québécois à plusieurs événements. À vos agendas, prêts? Notez!

Prix Jutra Hommage

Le 18 février 2006, à l’occasion des Rendez-vous du cinéma québécois, une fête sera organisée en l’honneur du lauréat du Prix Jutra Hommage. Cette soirée sera un témoignage vivant de tous ceux - cinéphiles, artistes, artisans et techniciens - qui ont à cœur d’exprimer leur reconnaissance envers une figure imposante dont le travail a marqué notre imaginaire cinématographique. Le nom du lauréat sera dévoilé en conférence de presse le 24 janvier prochain.

Finalistes des Jutra

Le 7 février 2006, les noms de tous les finalistes aux Prix Jutra seront révélés. Saviez-vous que, si la majorité des candidats en lice sont désignés par leurs pairs, chaque année depuis la création de la Soirée des Jutra en 1999, Les Rendez-vous du cinéma québécois sélectionnent les finalistes des Jutra pour le meilleur documentaire, le meilleur court métrage et le meilleur film d’animation? Pour être prises en considération, les œuvres doivent répondre aux critères d’admissibilité de la Soirée des Jutra en plus d’avoir été soumises aux Rendez-vous de février.

Les Rendez-vous du cinéma québécois

Du 16 au 26 février à Montréal et du 20 au 26 février à Québec, Les Rendez-vous du cinéma québécois seront l’occasion pour les membres des associations professionnelles de cinéma du Québec de voir ou de revoir les films de l’année. Plusieurs primeurs donc, mais aussi les films qui ont marqué 2005; une bonne façon d’exercer un droit de vote ou de faire des pronostics pour les Prix Jutra de manière éclairée. La programmation des 24e Rendez-vous du cinéma québécois sera annoncée en conférence de presse le 8 février prochain.

La Soirée des Jutra

Le 19 mars sur les ondes de Radio-Canada et d’ARTV, la 8e Soirée des Jutra récompensera les artistes, artisans et techniciens du cinéma québécois, en plus de remettre le Jutra Hommage, le Jutra Billet d’or pour le film ayant réalisé les meilleures recettes au guichet en 2005, ainsi que le Jutra décerné au film québécois s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec.

Merci de nous suivre dans ce début 2006 pour que vive le cinéma québécois.

  • Le communiqué de presse

Dépêche 2071 rédigée à Montréal le vendredi 13 janvier 2006.

Gildor Roy, interprète de Que Dieu bénisse l’Amérique

Que Dieu bénisse l’Amérique

En ouverture de la 24e édition des Rendez-vous du cinéma québécois

C’est le tout dernier long-métrage de Robert Morin, Que Dieu bénisse l’Amérique, qui sera présenté en grande première à l’occasion de l’ouverture de la 24e édition des Rendez-vous du cinéma québécois le 16 février 2006.

À chacun son 11 septembre…

Que Dieu bénisse l’Amérique raconte l’histoire d’un voisinage de banlieue proprette et tranquille. Le 11 septembre 2001, on surveille les voisins, on s’épie, sans se rendre compte qu’à New York, les tours jumelles s’effondrent. Depuis peu, un tueur rôde, assassinant des prédateurs sexuels remis en liberté. Le prochain en liste, Pierre St-Roch (Sylvain Marcel) dort dans le jardin, interdit chez lui par son épouse à qui il clame son innocence. Un événement qui vient bouleverser l’ordre des choses poussera les protagonistes à cesser d’ignorer l’autre pour respecter sa vie privée. Tandis que dans la grande histoire Bush demande à Dieu de bénir la haine des Américains pour leurs voisins, dans la petite histoire, six voisins apprendront à partager leur tristesse et deviendront amis.

Patience: la programmation de Montréal sera en ligne dès le 7 février 2006 et celle de Québec, le 9 février 2006… on a des histoires à se raconter!

Dépêche 2069 rédigée à Montréal le mardi 29 novembre 2005.

Prochaine édition du festival

La 24e édition des Rendez-vous du cinéma québécois aura lieu du 16 au 26 février 2006

L’événement dont vous êtes le héros sera de retour à Montréal et à Québec en 2006, après l’édition magique de l’hiver dernier. L’augmentation importante de la fréquentation, la présence accrue des réalisateurs durant l’événement ainsi que le succès incontesté de l’édition 2005 à Québec, qui se déroulait pour la première fois en même temps que les Rendez-vous à Montréal, donnent à l’équipe des RVCQ toute la vitalité et le désir nécessaires pour entreprendre une nouvelle édition avec le plus grand enthousiasme.

Attache ta tuque!

L’hiver prochain, les RVCQ promettent encore une fois d’en mettre plein la vue aux cinéphiles avec une foule de projections et de rendez-vous avec les artisans et les artistes du cinéma d’ici, en plus de développer encore davantage le volet scolaire qui a vu le jour lors de la dernière édition. Québec et son florissant milieu cinématographique sera de la fête du 20 au 26 février, en collaboration avec le Musée de la civilisation de Québec, partenaire des Rendez-vous depuis 14 ans maintenant.

Dépêche 2062 rédigée à Montréal le lundi 27 juin 2005.

Horaire

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À Québec

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