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Séquences / Léo BonnevilleSéquences a 50 ansC’est un record en soi: pour une revue culturelle en général, mais encore davantage pour une revue de cinéma. Parler de Séquences c’est parler de monsieur Léo Bonneville et, inversement, parler de M. Bonneville c’est parler de Séquences. Le premier bulletin, ronéotypé, de Séquences paraît en octobre 1955, publié par la Commission des ciné-clubs du Centre catholique du cinéma de Montréal. Jean-Marie Poitevin, prêtre des Missions Étrangères, et réalisateur de À la croisée des chemins (1942), en est le fondateur et premier directeur. Léo Bonneville, c.s.v., en prend la direction dès le numéro 6, en octobre 1956, et il l’anime jusqu’en octobre 1994. Durant toutes ces années, il en est le principal éditorialiste. De 1955 à 1961, Séquences s’identifie comme «Cahier de formation et d’information cinématographique»; de 1962 à 1970 elle devient «Revue de formation et d’information cinématographiques à l’usage des ciné-clubs». À cette époque, avec un tirage d’au moins 4000 abonnements (elle récompense les institutions qui ont le plus d’abonnés), la revue est un instrument privilégié pour alimenter les ciné-clubs. En 1970, avec la disparition des ciné-clubs, Séquences devient une revue indépendante et s’identifie, à partir d’octobre 1972, comme «Revue de cinéma». Elle publie des dossiers («L’animation à l’Office national du film», 1978; «Les artisans du cinéma» 1980; «Le cinéma au Québec», [spécial 30e anniversaire] 1985), contribuant ainsi à l’écriture de l’histoire du cinéma au Québec. Du travail de Léo Bonneville, je retiens les stages qu’il organise, l’été, pour les jeunes animateurs de ciné-clubs. Alors, moi-même, ainsi que de nombreux autres passionné(e)s du cinéma, apprenons notre «métier» par des exercices de présentation orale de films, par l’écriture de critiques, par des ateliers de discussion. Léo Bonneville nous fait faire un apprentissage qui nous a laissé un héritage. — Pierre Pageau |
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